Où recommence la vie

Quant à l’avenir, écoutez :vos enfants fascistesnaviguerontvers les mondes de la Nouvelle Préhistoire.J’en resterai là,tel celui qui rêve son dommagesur les rives de la meroù recommence la vie.Seul, ou presque, sur le vieux rivageparmi les ruines d’une antique civilisation,Ravenne,Ostie ou Bombay – c’est pareilavec des Dieux qui s’effritent, de vieux problèmes– telle la lutte deLire la suite « Où recommence la vie »

Si le soleil revient

Si le soleil revient, si tombe le soir,si la nuit a un goût de nuits à venir,si un après-midi de pluie semble revenird’époques trop aimées et jamais entièrement eues,je ne suis plus heureux, ni d’en jouir ni d’en souffrir ;je ne sens plus, devant moi, toute la vie…Pour être poètes, il faut avoir beaucoup deLire la suite « Si le soleil revient »

Penn-ar-Bed/III

Je sais que la poésie n’est pas un produit de consommation; je vois bien ce qu’il y a de rhétorique dans le fait de dire que même les livres de poésie sont des produits de consommation, parce que la poésie au contraire échappe à cette consommation. Les sociologues se trompent sur ce point, il leurLire la suite « Penn-ar-Bed/III »

Manifeste

Que s’est-il passé dans le monde, après la guerre et l’après-guerre ? La normalité. Oui, la normalité. Dans l’état de normalité, on ne regarde pas autour de soi : tout autour se présente comme « normal », privé de l’excitation et de l’émotion des années d’urgence. L’homme tend à s’assoupir dans sa propre normalité, ilLire la suite « Manifeste »

Adieu Lukács

Vous, Sartre, vous ne jugez pas malque Notre-Dame ait été éclairée par ses prêtrespour cet interlocuteur amphibie ? Non ! Le peperizzo di Pressis Passe s’en va. Au bar du Port-Royal tombe l’ombre de deux heures. Non ! Il est nécessaire qu’adviennent les scandales, mais je ne me scandalise pas. Et malheur à l’homme parLire la suite « Adieu Lukács »

Tu as chanté les formes du monde lointain

Ton exclusion de toi-même d’un monde qui du reste t’excluait a été une longue ascèse, faite de nuits et de jours, où l’on rit et l’on pleure, comme des personnages naïfs d’opéras romantiques sans commencement ni fin, avec leur croix et leur délice : une longue ascèse où, au lieu de prier, tu as chantéLire la suite « Tu as chanté les formes du monde lointain »